jeudi 9 juin 2016

CONFÉRENCE 

 LA COMMUNICATION NON VIOLENTE



Le RAM l'ENVOL en partenariat avec INFANS a organisé une conférence le jeudi 2 juin 2016 à Coublevie, en direction des parents et des professionnels de la petite enfance, sur le thème :

 LA COMMUNICATION NON VIOLENTE
 "comment acquérir l'art d'une communication de qualité".

Mr Blanchard sophrologue, spécialiste des questions liées à la famille, au couple et à l'enfant a présenté ce thème. Il nous donne la définition suivante de la communication :

"La communication, qu’on la qualifie de non violente ou positive est la technique qui permet d’entrer en contact avec l’autre, d’établir une relation, de transmettre des informations, de faire part de ses ressentis et d’entendre ceux de l’autre et ce de manière constructive et pacifique. Il n’y a pas de situation de non communication. Dès lors que deux êtres sont en relation, physique ou à distance, il y a communication. "


Mr Blanchard propose :
  • D'appréhender les techniques de communication non violente.
  • De développer l’écoute de soi et de l’autre dans le respect mutuel de chacun.
  • De Faciliter la prévention et la résolution de conflits.
  • De se positionner dans ses relations avec le parent employeur et l’enfant.

Le Dr Marshall B. Rosenberg est un psychologue américain né le 6 octobre 1934 et mort le 7 février 2015. Il est le créateur d'un processus de communication appelé « Communication NonViolente »

Le concept de la CNV repose sur quatre fondamentaux:
       OSBD, Observation, Sentiment, Besoin, Demande. 

Ces quatre piliers constituent le fondement de la CNV et sont directement reliés à l'empathie, à l'écoute profonde et à l’auto empathie.

Observer les faits

 Quand nous décrivons une situation, nous exprimons différentes choses :

  • des observations objectives (ce qu'on a vu, ce qu'on peut logiquement en déduire sans faire d'hypothèse particulière)
  • des évaluations (penser en termes de bien ou de mal, qualifier la personne ou la situation etc.)
  • des interprétations (faire de conclusions qui se basent sur des présupposés)
La CNV recommande de parler de faits concrets pour décrire les événements plutôt que d'attribuer des caractéristiques définitives à l'interlocuteur. Alors qu'en parlant de faits concrets, on ouvre la possibilité de formuler des demandes d'actions précises à réaliser dans le futur.
Ex. : "Tu es un fainéant" (jugement) s'oppose à "Cela fait une semaine que tu n'es pas sorti" (fait observable).

 Exprimer ses sentiments, ses émotions et ses attitudes

Par exemple : avoir peur, être curieux, être surpris, être triste, être plein d'énergie, etc. Afin de pouvoir communiquer ce qui se passe en nous, la CNV nous invite à développer un vocabulaire affectif pour exprimer toute la palette d'émotions qui peuvent nous toucher.

Un des pièges habituels dans l'interprétation des sentiments est de faire l'amalgame entre les émotions et la perception que l'on se fait de l'autre, de ses agissements et de ce qu'on imagine faire.
Par exemple, si l'on dit à quelqu'un qu'on se sent ignoré par lui parce qu'il ne nous a pas dit bonjour, on ne décrit pas nos sentiments mais notre interprétation de son comportement. Nos sentiments peuvent ici être de la tristesse ou de la frustration.


Exprimer les besoins
Pour la CNV, les besoins sont les mêmes pour tous, mais leur expression diffère selon les personnes, les époques, les cultures.

Demander les actions que l'on souhaite

Pour M. Rosenberg, une demande a toutes les chances d'être entendue quand elle est :
  • active et positive : demander ce que l'on veut, et non pas ce que l'on ne veut pas, exprimée dans un langage incitant à l'action.
  • consciente et explicite : les demandes implicites sont sources de mauvaise interprétation et de désarroi pour ceux à qui elles s'adressent.

Au cours de la soirée, Mr Blanchard évoque Les accords Toltèques de Don Miguel Ruiz :

                                                Que votre parole soit impeccable.

                        Quoi qu’il arrive, n’en faites pas une affaire personnelle.
                                                  Ne faites pas de suppositions.
                                                Faites toujours de votre mieux.

                                         Cette philosophie pourrait se résumer à une phrase :

JE DÉCIDE CE QUI EST JUSTE POUR MOI ET POUR LES AUTRES,
EN PLEINE CONSCIENCE.

Les Accords Toltèques sont nommés ainsi car ils consistent à :

PASSER AVEC SOI DES ACCORDS VISANT A BRISER
NOS CROYANCES ET NOS PROJECTIONS PERSONNELLES.


RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES ET VIDÉO

Vous trouverez dans le commerce les deux livres traitant des enseignements que nous avons abordés. Il existe également des versions pour les enfants. Voici quelques exemples :
















Don Miguel Ruiz, chamane, écrivain et enseignant mexicain, auteur des 4 Accords Toltèques.


Sagesse et magie des quatre Accords Toltèque de Don Miguel Ruiz traduit par Olivier Clerc (Editions Jouvence)
Les accords toltèques pour enfants : https://youtu.be/9AmEbXcbPGE (une vidéo pour les enfants un peu plus grands)
Les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs). De Marshall Rosenberg (Editions La Découverte)
Petit cahier d’exercices des quatre Accords Toltèques. de Patrice Ras. (Editions Jouvence)
Petit cahier d’exercices de Communication NonViolente du Dr Anne Van Stappen (Editions Jouvence).

et pour continuer la lecture....

(Mr Blanchard se base sur des références de différents spécialistes du sujets):

Charles Robert Darwinnaturaliste anglais, qui a élaboré la théorie de l’évolution.
Paul Ekman, psychologue américain. Il fut l'un des pionniers dans l'étude des émotions dans leurs relations aux expressions faciales
Paul Mac Lean, neurobiologiste américain. Théorie du cerveau triunique
Robert Plutchik, psychologue américain. (La roue des sentiments)
Marshall B. Rosenberg, docteur en psychologie américain, créateur du concept de Communication NonViolente.



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